• n.f.

    (Bruxelles) Bonbon. Boule à la fraise.

    Collocation : boule sûre (désigne le bonbon acidulé) ; boule de gomme (désigne le chewing-gum).

    cf. chique.

    Ecoutez : " Chiques, boules et bonbons ".

    Belgicismes (disque 1), Albert Doppagne et Hélène Bourgeois-Gielen

    Dictionnaire source : Encyclopédie belge - Nos langues nationales - Le Français, M.Wilmotte & Marcel Paquot, La Renaissance du livre, Bruxelles, 1930 - partie Néologismes :
    = bonbon, c'est-à-dire sucrerie (acheter des boules).


  • v.tr.

    1. Avoir le goût de ;

    "Ce vin goûte le bouchon."

    2. Plaire (en parlant du goût).

    "Ca te goûte, dis ?"

    Francophonie : Canada et Louisiane

    Ecoutez : " Cela vous plaît-il ? ".

    Belgicismes (disque 1), Albert Doppagne et Hélène Bourgeois-Gielen
     
     
    Dictionnaire source : Flandricismes, wallonismes et expressions impropres, A.F. Poyart, Bibliothèque Gallica, Internet, 1806 - article goûter, pour être agréable, plaire, être du goût de quelqu'un et goûter bon, pour être d'un bon goût :
    Cela vous goûte-t-il ? Ce vin vous goûte-t-il ? entends-je dire tous les jours. A cette question l'on pourrait répondre : ce n'est pas ce vin qui me GOÛTE, mais c'est moi qui GOÛTE ce vin ; il faut dire : ce vin est-il de votre goût ? ou  le trouvez-vous bon ? etc.
        Goûter est un verbe actif, qui doit avoir une personne, et non pas une chose pour sujet ; exemples : GOÛTONS sagement les douceurs de la vie, c'est-à-dire, jouissons sagement des douceurs de la vie. - Je GOÛTE votre conseil, c'est-à-dire, je l'approuve ; - il sait bien GOÛTER le vin, c'est-à-dire,  c'est un fin gourmet, qui sait bien en juger, etc., etc.
        Cela GOÛTE bon, dit-on dans l'idiome flamand ; il faut dire : cela est d'un bon GOÛT.

  • n.m

    (solécisme) Et quart.

    Ecoutez : " Huit heures moins le quart ".

    Belgicismes (disque 1), Albert Doppagne et Hélène Bourgeois-Gielen

     
     
     
    Dictionnaire source : Flandricismes, wallonismes et expressions impropres, édition revue et mise à jour par Louis Quiévreux, Moorthamers Frères, Anvers-Bruxelles, 1928 - article quart :
    Expression défectueuses : quart avant dix heures, ou quart de dix heures (pour dix heures moins quart ou neuf heures trois quarts) ; quart après dix (pour dix heures un quart ou dix heures et un quart).
     
    Chasse aux belgicismes, J.Hanse, A.Doppagne & H.Bourgeois-Gielen, Office du bon langage, Fondation Charles Plisnier, Bruxelles, 1971 - article Il est moins quart !

  • loc.n.

    du flamand : eens, een keer, "une fois"

    (flandricisme fréquent) Donc.

    Nota : Tic langagier commun à la plupart des langues germaniques, ainsi il se retrouve en français d'Alsace sous la forme une fois de nouveau (pour "nokh amol").

    Ecoutez : " Il était une fois ".

    Belgicismes (disque 1), Albert Doppagne et Hélène Bourgeois-Gielen

     
     
     
    Dictionnaire source : Flandricismes, wallonismes et expressions impropres, A.F. Poyart, Bibliothèque Gallica, Internet, 1806 - article une fois, après un impératif :
    Une fois est un adverbe numérique : une fois, deux fois, trois fois, etc.
      
      Par exemple, on dira : j'ai été une fois à paris; vous avez manqué une fois, etc.
        Cependant il n'est pas toujours adverbe numérique, et l'on s'en sert, même avec grâce, dans des phrases telles que les suivantes : quand on a une fois bien médité les harangues de Démosthène et de Cicéron, l'on sait se faire une idée de la véritable éloquence ; - celui qui s'est une fois bien pénétré de la beauté de la franchise ne se laisse point circonvenir par la duplicité du mensonge, etc.
       Ainsi, une fois, pris dans le sens dont nous venons de parler, n'est nullement un flandricisme ; mais il en est un quand il est employé après un impératif, comme lorsqu'un Belge dit : buvez UNE FOIS ; - chantez UNE FOIS une petite chanson ; - dites UNE FOIS à mon domestique qu'il vienne, etc.
        Il faut dire tout simplement : buvez ; - chantez une petite chanson ; - dites à mon domestique, etc. On dit aussi, et avec politesse : je vous prie de boire ; - ayez la complaisance de chanter une petite chanson ; - veuillez dire àmon domestique qu'il vienne.
        Ce ne serait pourtant pas un flandricisme que de dire à quelqu'un : buvez une fois, si l'on veut faire entendre qu'il ne doit boire qu'une seule fois, et non pas deux.

  • loc. adv.

    (flandricisme) Assez, beaucoup, pas mal (de...).

    Ecoutez : " Assez bien ".

    Belgicismes (disque 2), Albert Doppagne et Hélène Bourgeois-Gielen
    Exemples

     

    Dictionnaire source : Encyclopédie belge - Nos langues nationales - Le Français, M.Wilmotte & Marcel Paquot, La Renaissance du livre, Bruxelles, 1930 - partie Solécismes. Adverbes et conjonctions.

    Petit lexique orthographique et grammatical - Particularités, expressions incorrectes, belgicismes, Joseph Deblegny, Fr. Schurmans' Office, Bruxelles, 1946 - article assez bien :
    belgicisme signifiant une assez grande quantité de, une assez grande proportion de, ou bien assez fréquemment (je n'emploie jamais de la margarine. - "moi, assez bien").