• Bac

    n.m.

    Boîte, récipient, cuve.

    Collocations : bac à charbon (seau), bac à cendre (cendrier d'un poêle), bac à linge (panier), bac à fleurx (jardinière), bac à ordures (poubelle), bac à outils, bac à bières (caisse)...

    Ecoutez : " La poubelle ".

    Belgicismes (disque 2), Albert Doppagne et Hélène Bourgeois-Gielen
     
     
     
    Dictionnaire source : Recueil de wallonismes, Isidore Dory, Bibliothèque Gallica, Internet, 1874 - article bac :
    Un bac de maçon, on bach di maçon. Dites : une auge de maçon. - Mettez de l'avoine dans le bac des chevaux, mettez d'l'avonne è bach dès ch'vâ. Dites : dans la mangeoire des chevaux. - Le bac est vide depuis longtemps, les vaches beuglent, li bach est vû dispôie longtimps, les vâche braièt. Dites : la crêche est vide. - Le bac du chardonneret, li bach d'â cherdin. Dites : l'auge du chardonneret. - Le bac aux cendres, li bach â cindes. Dites : le baquet aux cendres. - Un bac au charbon, on bach à châfège, liég[eois], un bac à charbon, rouchi. Dites : un baquet à charbon. - On dit à  Tournai une charbonnière, mot qui n'est pas français en ce sens.
       Littré admet le mot bac dans le sens de cuve de pierre, pour recevoir l'eau de pluie. Il désigne aussi un grand bateau plat glissant le long d'un câble, et destiné à faire passer les hommes, les animaux, les voitures, etc. d'un bord de rivière à l'autre. Ex. Passer la Meuse dans un bac. Passer le bac à Chokier.

  • loc. v.

    (flandricisme rare) Veiller à, s'occuper de...

    Ecoutez : " Je m'occuperai de vous ".

    Belgicismes (disque 2), Albert Doppagne et Hélène Bourgeois-Gielen

     

    Dictionnaire source : Flandricismes, wallonismes et expressions impropres, édition revue et mise à jour par Louis Quiévreux, Moorthamers Frères, Anvers-Bruxelles, 1928 - article soigner (pour quelque chose) :
    Flandricisme. Il faut dire : Je veillerai à cela et non pas Je SOIGNERAI pour cela.


  • loc. v.

    (wallonisme) N'être pas responsable de...

    Ecoutez : " Ce n'est pas de ma faute ".

    Belgicismes (disque 1), Albert Doppagne et Hélène Bourgeois-Gielen

    Exemples

     

    Dictionnaire source : Recueil de wallonismes, Isidore Dory, Bibliothèque Gallica, Internet, 1874 - article pouvoir :
    1° Je n'en puis rien, ji n'è pous rin, pat. de Liége et de Marche ; Je n'en peux pas, ej n'en peux pas, tournais[ien]. Dites : je n'y suis pour rien, ce n'est pas ma faute, je n'en suis pas cause, ou dans le style badin, je n'en peux mais. On dit aussi : je n'y puis rien. Cette dernière tournure s'emploie plus souvent dans le sens de : je ne puis qu'y faire, je n'ai aucun moyen d'empêcher la chose dont il s'agit.
    2° En puis-je quelque chose ? è poux-je ine sakni ? Dites : est-ce ma faute, ou, dans le style badin, en puis-je mais ? Est-ce que j'en puis ?  est-ce qui j'ennè pous ? ennè pous-je ? ou è pous-je ? lieg[eois] est-ce que j'è pous ? è pous-je, mi ? namur[ois]. Dites : est-ce que j'en suis cause ?


  • n.f.

    (vieilli) Pièce.

    Ecoutez : " Pièce et place ".

    Belgicismes (disque 2), Albert Doppagne et Hélène Bourgeois-Gielen



    Dictionnaire source : Recueil de wallonismes, Isidore Dory, Bibliothèque Gallica, Internet, 1874 - article place :
    Un appartement de quatre places, on quârtî d'quate plèce. Dites : un appartement de quatre pièces. - Le mot place du latin platea, place publique, se dit d'un espace découvert et ne peux jamais désigner un chambre. Cette faute est très-fréquente en Belgique. Peut-être l'influence teutonique n'est-elle pas étrangère à cet idiotisme. Du moins, peut-on constater que l'anglais room, salle, salon, c'est qu'une transformation de l'allemand Raum, place. - D'aucuns donnent à ce mot place, le sens de salon. Faites entrer tout ce monde dans la place, fèz intrér tot c'monde-là è l'plèce. Dites : dans le salon, la grande salle, la grande pièce. - A la campagne, on se sert en ce sens particulier de la tournure è l'mohonne, à la maison. Maison a aussi ce sens dans les village des environs de Mons (Sigart).

  • loc. v.

    (flandricisme) (pop.) Avoir droit à...

    Ecoutez : " J'ai encore droit à dix francs "

    Belgicismes (disque 2), Albert Doppagne et Hélène Bourgeois-Gielen
    Dictionnaire source : Flandricismes, wallonismes et expressions impropres, A.F. Poyart, Bibliothèque Gallica, Internet, 1806 - article avoir de bon de quelqu'un, pour avoir encore de l'argent a en recevoir :
    Combien avez-vous de bon de lui ? dit-on souvent, et la réponse ordinaire est, par exemple, j'ai encore de lui dix francs de bon. Il est plus naturel de demander : combien vous doit-il encore ? et de répondre : il me doit encore dix francs.
    Au lieu de dire : j'ai encore un francs de bon ; dotes : il me revient un franc, ou il reste encore un francs à me payer.